L'aventure de la promotion d'un roman

Depuis que mon roman est en vente, je découvre le monde de l'édition et plus généralement, ce qui touche au commerce du livre. Tant que j'écrivais, je n'en avais aucune conscience. Je voyais les piles des best-sellers sur les tables des lieux de diffusion, j'entendais le ronronnement des noms d'écrivains célèbres, les uns considérés avec condescendance, Guillaume Musso, Michel Bussi, Virginie Grimaldi, Valérie Perrin, d'autres mieux vus, Fred Vargas, Amélie Nothomb, d'autres encore qui se débrouillaient toujours pour être au centre de polémiques, comme Houellebecq.
J'ignorais que derrière ces célébrités se cache la longue traîne des petits auteurs, dont je fais partie, gouttes d'eau dans la mer de la publication.
Pour la rentrée littéraire 2019, 524 romans ont été publiés en France, et ont déferlé sur les tables des lieux de vente. Si on enlève la cinquantaine de romans dont les auteurs sont connus et attendus, il reste encore plus de 450 titres qui, bon an, mal an, vont essayer de se faire une petite place.

Sylvie dédicaces Photoshopée.jpg, fév. 2020 Le samedi 22 février, je serai en dédicaces à l'Espace Culturel Leclerc Blagnac (Haute-Garonne), à partir de 10 heures.

Le rôle de l'éditeur est important : il va choisir de mettre en lumière certains titres, et, parfois, il va tout miser sur un seul roman, ayant l'intuition d'avoir trouvé une pépite. Ce fut le cas par exemple pour Pauline Dellabroy-Allard, Ça raconte Sarah, aux éditions de Minuit, en 2018. La qualité littéraire du texte, le sujet traité, tout concourait à en faire un phénomène. Ce succès mérité est rarissime.
Pour la plupart des auteurs de la longue traîne, l'éditeur assure une promotion à minima. Il faut alors passer par son propre réseau. Le choix est assez simple : soit on joue le jeu des dédicaces, des réseaux sociaux, soit on refuse, parce que c'est chronophage, parce qu'on est timide, parce que cet aspect commercial ne plaît pas... On court alors le risque qu'après une courte vie sur les tables des lieux de vente, notre ouvrage ne reparte, via le diffuseur, chez l'éditeur qui le mettra au pilon.

cause commune.png, fév. 2020 Le mercredi 19 février, je participerai à l'émission de Gilda Fiermonte Côté Papier, sur Cause Commune, radio que l'on peut écouter en Ile-de-France sur 93.1, à 22h.

Pour ma part, j'avais la chance dès le départ d'avoir un réseau : celui que j'avais constitué en bloguant. Un autre réseau qui se révèle encore aujourd'hui important est celui de mon milieu professionnel. Alors que je ne m'y attendais pas vraiment, mes collègues ont été d'incroyables attaché.e.s de presse ! Beaucoup ont acheté et offert Le Village des secrets, en ont parlé à leurs amis qui eux-mêmes en ont parlé aussi... C'est ainsi que plusieurs occasions de faire connaître mon roman m'ont été offertes. Même s'il faut consacrer du temps à cette activité, je découvre que j'aime bien cet aspect commercial. Il va de pair avec la découverte d'un nouveau milieu, de ses règles, de ses difficultés aussi.
J'ai la chance de ne pas avoir à compter sur ma plume pour vivre, et de venir à l'écriture sur le tard. Les jeunes auteurs mènent actuellement un combat que je soutiens pour que leur travail soit mieux considéré et mieux rémunéré. Le rapport de Bruno Racine fait des propositions qui vont dans le bon sens : "Les auteurs ne demandent pas la lune"

Merci encore à mes lectrices et lecteurs qui prennent le temps de m'envoyer des mots doux ou des selfies. Sachez qu'ils me font vraiment plaisir et je les en remercie du fond du cœur.
Mamie de Jessica.jpg, fév. 2020IMG_2447.jpg, fév. 2020

Faire sa promo, c'est assumer son côté cabotin ! Chez moi, c'est inné ! LeVillagedesSecrets.jpg, fév. 2020