Du fondu au noir au "Village des Secrets"

L'aventure de ce roman a commencé, comme toutes les entreprises d'écriture, par un mystère. Quelle part ont, dans notre vie, nos ancêtres ? Pèsent-ils sur nous de leur poids d'amour, ou nous transmettent-ils leurs haines, leurs douleurs ?

Dès l'enfance, je me sentais hantée par ces questions, d'autant plus qu'il y avait beaucoup de sujets dont on ne devait pas parler. Et bien sûr, ces sujets-là me paraissaient les plus intéressants...

Pendant longtemps, la plupart de mes ancêtres se sont fondus dans le noir de mon ignorance. Qui étaient-ils ? Où avaient-ils vécu ? J'avais entrepris quelques recherches, vite abandonnées, et puis la vie a passé. Il y avait plus urgent à faire.

Un jour du mois de mai 2015, j'ai tapé un nom dans le moteur de recherche de mon ordinateur. Je ne sais pas pourquoi, ce jour-là, une porte s'est ouverte. Dans les contes, une fois que le personnage trouve la formule magique, Sésame, ouvre-toi, le mur laisse apparaître une porte cachée. J'ai pénétré dans le couloir sombre jusqu'à la salle des archives.

Je ne suis plus jamais revenue en arrière. Peut-être même que je me suis mise à croire aux fantômes.

C'est ainsi que tout a commencé. Par le nom du village. Mais je ne vous le dirai pas. Il restera "Le village des secrets". Les fantômes ont le droit de dormir en paix.

Village - copie.jpg, sept. 2019