Les ombres et les lumières

samedi, mai 29 2021

Contretemps

La vie d'autrice est pleine de surprises, bonnes et mauvaises. Ce matin, joie et déception étaient au rendez-vous.
On sonne : "Bonjour, c'est le facteur, j'ai un colis pour vous."
Comme je n'attends rien de spécial, ma curiosité est aiguisée... Le facteur très gentil monte jusqu'à mon étage un lourd carton. Je devine alors le contenu : les exemplaires de mon nouveau roman "Les ombres et les lumières" et je me réjouis de le tenir entre mes mains.

Il faut savoir que les maisons d'édition offrent un certain nombre d'exemplaires à l'auteur. City en fournit 20. Cela permet de faire plaisir aux bêta-lecteurs et à ses proches.

Je termine ce que je suis en train de faire avant d'ouvrir le carton et de savourer la joie de poser fièrement sur les réseaux sociaux avec "Les ombres et les lumières". Je regarde la couverture, que je n'ai vue qu'en photo. Elle a des tons bleutés que je n'avais pas remarqués. Puis je feuillette, je tourne les pages...

Et là, horreur et putréfaction, un gros problème me saute aux yeux : il y a une erreur de pagination. Le roman comporte 302 pages. Jusqu'à la trois-centième, tout va bien mais ensuite arrive une page blanche incongrue, suivie des remerciements et enfin de la fin du texte, qui devrait être la page 301. Il y a eu une inversion.

Quelle déception ! Tout le tirage va partir au pilon, il faudra reprendre l'impression et je crains que cela ne retarde la publication, prévue le 9 juin.

reception- copie.jpeg, mai 2021

Je me console en me disant que cette mésaventure est assez courante comme en témoigne une section du forum Livraddict Les erreurs à l'imprimerie. Petit florilège

Mon exemplaire de Le prochain truc sur ma liste de Jill Smolinski , édition J'ai lu, comporte deux résumés en quatrième de couverture ! Le bon et un autre qui n'a rien à voir avec l'histoire...

Dans l'édition de Les chevaliers du subjonctif de Erik Orsenna que j'ai empruntée à la médiathèque, une page n'a pas été imprimée, elle était là mais blanche, en plein milieu du chapitre.

Dans mon exemplaire de L'apothicaire j'ai deux fois la même page à la suite... Mais du coup il m'en manque une, dans un passage très prenant, c'était frustrant

Si un jour je deviens une célèbre écrivaine, ce tirage rare sera recherché (oui, on se console comme on peut, gardons le sens de l'humour !).

vendredi, mai 7 2021

Nommer ses personnages, Eva Balanoff

Quand j'ai commencé l'écriture de mon premier roman, "Le Village des secrets", je ne savais pas si j'irais au bout de ce projet, c'était une sorte de jeu, de distraction et je me suis amusée à donner aux personnages des noms de gens que je connaissais. Si quelqu'un m'agaçait, je me défoulais en donnant son nom à un personnage antipathique. Inversement, j'attribuais à des personnages sympathiques le nom de gens que j'aimais bien...
Une fois qu'un éditeur m'a dit qu'il allait publier mon roman, j'ai eu un moment de panique. Il me fallait changer presque tous les noms. Parfois, je me suis contentée d'enlever une syllabe. J'ai demandé à certains de mes proches si cela les ennuyait que leur nom apparaisse.

En écrivant mon deuxième manuscrit, je n'ai pas commis la même erreur. J'ai réfléchi aux noms des nouveaux personnages. Mais chassez le naturel, il revient au galop... Mon envie d'utiliser de vrais noms était toujours là.

C'est comme ça qu'est né le personnage d'Eva Balanoff. Ce nom a été porté par la tante d'une de mes amies, Kozlika. Une famille mystérieuse, fascinante, dont les aïeux sont sortis de l'ombre et des registres des archives, comme l'avait fait Jules avant eux.

Eva Balanoff vit dans les années 1920. C'est une femme libre, qui se bat pour le droit de vote, conduit une voiture et ne s'en laisse pas conter. Elle va fédérer autour d'elle un petit groupe de femmes, très différentes les unes des autres. Ensemble, elles vont, sans vraiment le vouloir, résoudre un cold case.

Automobile club 1926.jpg, mai 2021 1926 Première sortie de l’automobile Club féminin, photographie de presse de l'agence Meurisse

lundi, mai 3 2021

Le deuxième roman

L'idée d'écrire un deuxième roman est arrivée très vite après avoir terminé le premier.
J'ai terminé "Le Village des secrets" le 26 décembre 2018 et j'ai commencé le deuxième le 7 février 2019, avant même de savoir que le premier avait trouvé un éditeur et serait publié.

Au début, il y avait le désir de rester avec des personnages du "Village des secrets" et puis est apparu un personnage nouveau, le boucher. Un boucher de mon village, qui avait une automobile et auquel nous sommes liées, ma grand-mère, ma mère et moi, d'une certaine façon.

Je voulais parler de la solidarité qui rend la vie plus jolie, d'amitié entre femmes, d'amitié entre hommes. J'avais envie qu'il y ait des enfants dans mon roman, les collines de Gascogne et le cinéma muet, en noir et blanc, de ces années-là, les années 1920.

J'ai beaucoup pensé à ce que m'avaient raconté les anciens, au sujet de ce boucher. J'ai fait des recherches sur sa famille, mais je n'ai pas trouvé grand-chose, si ce n'est un frère mort à la guerre, qui m'a été tout de suite sympathique.
En allant voir ailleurs, je suis tombée sur le blog du boucher, un texte sauvé de l'oubli par un homme passionné d'histoire, et cette lecture a été la clé qui m'a ouvert les portes de mon deuxième roman.
Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, faites avec ce que vous trouvez.

J'avais intitulé mon manuscrit "Le Maître des images". Mon éditrice l'a rebaptisé "Les ombres et les lumières" et je trouve son choix bien meilleur que le mien.

Dans quelques semaines, il sera sur les tables et les étagères des libraires, et surtout entre les mains des lectrices et lecteurs et je sais que mon petit cœur va battre plus vite !

boucherie à Paris.jpg, mai 2021 source de l'image : geneanet.org